Adolphe Belot

Adolphe Belot

Résumé

Portrait de Adolphe Belot Adolphe Belot Reine de beauté (1883)

Mais, bientôt, le monde vous oubliera et nous reprendrons nos chers rendez-vous. N'avons-nous pas toute la vie pour nous aimer ?
Ce grand comédien, ce grand artiste en femmes, lui disait ces choses si tendrement, paraissait tellement souffrir du sacrifice qu'il lui imposait et
qu'il s'imposait à lui-même que, touchée d'un tel amour, si désintéressé, si dévoué, si grand, la princesse sentait peu à peu son cœur se prendre comme s'étaient pris ses sens.
Non content de ce résultat, le baron de Mérieux voulut que Sophia Lavisine sût bien qu'elle ne pouvait se passer de lui.
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Belot Adolphe Belot Reine de beauté (1883)

Qui donc oserait confier ses enfants à Jeanne Bérard, la fille d'un assassin, d'un forçat?
Assise sur une chaise au milieu de sa chambre, les bras croisés, le regard fixe, l'œil sec, elle réfléchissait ainsi et se demandait par instants s'il n'était pas permis de songer au suicide dans certaines situations désespérées. Mais non, non, elle n'en avait pas le droit! Elle devait encore le défendre, essayer d'adoucir sa situation, l'aidera supporter sa grande infortune. Elle ne pouvait abandonner celui que sa mère lui avait confié, celui qu'elle se plaisait à appeler son grand enfant.
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Belot Adolphe Belot Reine de beauté (1883)

Ce cri fut si déchirant, que le commissaire de police lui-même se sentit profondément remué.
Dans l'espérance d'obtenir des aveux, de les provoquer, il avait feint de croire que Bérard s'était trahi. Mais sa conscience ne lui permettait pas de s'arrêter à cette pensée. Il ne pouvait voir une preuve de culpabilité dans l'émotion du prévenu. Il savait qu'un innocent à qui l'on montre brusquement, brutalement, le cadavre sanglant, mutilé,
d'une personne qu'il a connue, n'est pas maître de son effroi.
Source : Gallica

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