Résumé

Edmond L'Hommedé Le Mont Saint-Michel : prison politique sous la monarchie de Juillet (1932)

Messieurs, je dirai tout à l'heure ce qui me faisait hésiter à armer le directeur d'une prison d'un pouvoir aussi exorbitant que celui de mettre dans un cachot, de réduire au pain et à l'eau, de faire enfin tout ce que propose le projet de loi ; c'est le défaut de garantie contre la conduite, contre les violences, l'arbitraire enfin qu'on peut trouver chez un préposé de prison. Pour une simple injure dont seul il est juge, pour une violence dont lui seul peut juger le caractère, alors la vie ordinaire va cesser pour faire entrer le prisonnier dans la vie disciplinaire.
Source : Gallica

Edmond L'Hommedé Le Mont Saint-Michel : prison politique sous la monarchie de Juillet (1932)

Alors, M. Prat fit passer Pasquereau et Fromandière dans une chambre à doubles grilles, à la fois séparée des républicains et des légitimistes ; ils y seraient moins à l'aise, sans doute, mais combien plus en sûreté. Et, ma foi, le brave directeur fit de la politique, lui aussi, tout comme un autre : il fit comprendre aux encagés que c'était pour les mettre à l'abri de la colère de leurs camarades et aux susdits camarades, que c'était pour punir ces méchants garçons. « Ils sont tous satisfaits » constatait bien simplement M. Prat.
Source : Gallica

Edmond L'Hommedé Le Mont Saint-Michel : prison politique sous la monarchie de Juillet (1932)

Là est la plus grande plaie de la maison centrale du Mont Saint-Michel puisque tous les abus en découlent. M. Theurier est doué d'un noble caractère. Il aurait de la fermeté dans l'occasion et du courage au besoin ; mais il ne pourra jamais prendre sur lui l'énergie soutenue sans laquelle il est impossible de remplir complètement la tâche, d'ailleurs si difficile, qui lui est imposée.
Source : Gallica

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