Résumé

Portrait de Aurélien Scholl Aurélien Scholl Les amours de cinq minutes (3e édition… (1876)

Rien n'était changé. La mort avait continué sa route, laissant l'arbre à la tempête, la pierre à la goutte d'eau.
Roselles saisit une branche d'arbre et enjamba la muraille. Une fenêtre de la maison était éclairée; c'était autrefois la chambre de sa mère. C'est de cette fenêtre qu'on l'appelait à l'heure du dîner. Et il n'était plus rien dans ce jardin, rien dans cette maison. Au pied de ce noyer, son père en veste grise lisait le journal chaque matin; la treille de muscat était chargée de grappes, les branches du figuier avaient débordé le mur : c'était une bonne année.
Source : Gallica

Portrait de Aurélien Scholl Aurélien Scholl Les amours de cinq minutes (3e édition… (1876)

Cette femme qui s'éteignait ainsi, dans un appartement désert, n'était autre que la comtesse de San-Castelli, dont on a tant parlé il y a quelques années.
De son luxe passé, il ne lui restait qu'un châle d'Orient, d'un rouge brun, broché d'or, dans lequel elle se drapait encore, faute de manteau de lit.
On n'a pas oublié les succès mondains de la comtesse; et plus d'un prince, en Europe, conserve encore un médaillon où sont restés jeunes et souriants les traits de l'idole tombée.
Source : Gallica

Portrait de Aurélien Scholl Aurélien Scholl Les amours de cinq minutes (3e édition… (1876)

Un matin que Bernard avait eu plus de peine que de coutume à s'arracher de son lit, Gertrude vint l'appeler deux ou trois fois. Le peintre sortit enfin ; mais Gertrude, qui le guettait, — tapie contre le mur, — lui appliqua un vigoureux soufflet, — et s'enfuit.
Après l'avoir longtemps cherchée dans la maison et dans le jardin, madame Duvivier finit par la trouver au fond de la vigne, blottie dans un buisson et tout en larmes.
« Je ne sais vraiment pas, dit madame Duvivier à son filleul, ce qui travaille cette petite. Depuis que tu es ici, c'est un vrai démon. »
Source : Gallica

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