Félix Dupanloup

Félix Dupanloup

Résumé

Portrait de Félix Dupanloup Félix Dupanloup La place Vendôme et la Roquette… (1871)

Les exécutions de la Roquette, sans instruction, sans discussion, sans jugement préalable, sont mille fois plus monstrueuses que les exécutions du Tribunal révolutionnaire. En 1793, on avait, avec les Danton, les Robespierre, une copie plus ou moins imposante des Catilina de l'antique Rome; en 1871, nous avons eu, avec les Raoul Rigault et les Ferré, les Catilina de l'égout. On ne raisonne pas avec les bêtes féroces, on les musèle. Il faut donc armer la société d'une répression légale proportionnée aux dangers qui la menacent.
Source : Gallica

Portrait de Félix Dupanloup Félix Dupanloup La place Vendôme et la Roquette… (1871)

Jusqu'aujourd'hui les partis les plus extrêmes n'avaient jamais songé à divorcer avec le patriotisme. Il était réservé aux hommes de la Commune de fouler aux pieds ce vieux préjugé des nations. Pendant le siége de Paris par les Prussiens, ils réclamaient avec une bruyante ardeur la guerre à outrance, les sorties en masse, les batailles torrentielles. Lorsque la conspiration les rend maîtres de Paris, leur violence et leur férocité contre les Prussiens se changent en dévouement obséquieux, en prévenances du caractère le plus amical.
Source : Gallica

Portrait de Félix Dupanloup Félix Dupanloup La place Vendôme et la Roquette… (1871)

Pendant que nous sortons de la prison, la troupe amène à la petite Roquette, pour les mettre à mort, de nombreux insurgés saisis les armes à la main. Ils sont noircis par la poudre, et sur leur figure bouleversée je cherche en vain un signe de loyal repentir. Les uns paraissent abrutis, les autres manifestent une lâche frayeur. Ce sont des physionomies semblables à celles qui m'avaient frappé à la place Vendôme, après la fusillade du 22 mars, des physionomies de repris de justice, de forçats en rupture de ban et de bandits cosmopolites.
Source : Gallica

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