Maxime Du Camp,
Les Convulsions de Paris
“ Accompagné de mon secrétaire particulier, M. Mac Kean, j’allai le trouver au ministère de la guerre, à l’heure indiquée. Tout en exprimant beaucoup de sympathie pour l’archevêque et en déclarant qu’il regrettait son arrestation, il me dit franchement que l’exaspération des esprits était telle, que nul ne pourrait sans péril proposer de le relaxer. Je m’élevai contre ce qu’il y avait d’inhumain et de barbare à se saisir d’un homme comme l’archevêque sans qu’il fût accusé d’aucun crime, à le jeter en prison, à ne permettre aucun ami auprès de lui, et à le détenir comme otage. ”
