Résumé

Georges Guitton Ma captivité sous la Commune de Paris… (1879)

Et puis, comment cela devait-il finir : par la liberté ou par la mort? ou bien la prison devait-elle se prolonger longtemps? Tout était également possible.
Et cet avenir, quel devait-il être pour moi si je sortais de prison? Que de projets, que de voeux! que de désirs de dévouement, d'abnégation, de sacrifice pour le bien des âmes ! que d'actes d'offrande et d'oblation de moi-même ! que de prières pour mes ordinations, mon ministère, etc. Dieu bénisse ces bons mouvements de mon coeur !
Mais, projets que tout cela ! c'est à l'action que l'on reconnaît les hommes et les saints.
Source : Gallica

Georges Guitton Ma captivité sous la Commune de Paris… (1879)

« J'en ai assez de ce carnaval; je vais partir et rejoindre nos chefs, qui sont à Versailles. » M. Bonjean lui avait répondu : « Comme magistrat, je vous ordonne de ne point quitter votre poste; comme prisonnier, je vous en prie. Si vous partez, si vos camarades parlent, vous serez remplacés par des insurgés, l'on nous maltraitera ; je vous adjure de rester pour protéger les pauvres détenus. » Braquond avait obéi ; il fut, tout le temps des troubles, d'un sang-froid admirable et d'une rare énergie. Il sauva le Dépôt de l'incendie aux dernières heures de la Commune.
Source : Gallica

Georges Guitton Ma captivité sous la Commune de Paris… (1879)

De fait, Miot avait vu dans les prisons des douleurs innocentes, M. Déchelette entre autres, comme celui-ci le raconte, et le P. Tuffier, de Picpus qui, n'écoutant que son bon coeur et les leçons du divin Crucifié, le jugeait si charitablement qu'il était tout prêt à l'innocenter à son tour complètement. « A voir la figure si digne de Miot (comme à entendre ses discours) on le croirait un des sages de la Commune. Mais cette tête, ornée d'une si belle barbe blanche, est dépourvue de tout jugement, elle ne raisonne pas, et il n'en sort qu'un vieux radotage révolutionnaire. »
Source : Gallica

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