Louis-François Raban, Justine, ou Les malheurs de la vertu
“ Jette un regard de miséricorde sur la plus malheureuse de tes créatures, prends en pitié mes misères, mes douleurs et ma résignation ? Être tout-puissant, tu le sais, je meurs flétrie, avilie, pour avoir fait une œuvre méritoire à tes yeux : que ta sainte volonté s’accomplisse, ô mon divin Sauveur, je la respecte et cesse de me plaindre ; reprends mon âme, faite pour t’adorer au-delà de cette terre où ma vertu persécutée a été la proie de toutes les tortures ! ”
