Marie d’Agoult,
Histoire de la Révolution de 1848
“ Nous, délégués des ouvriers au Luxembourg, nous, voués corps et âme à la République, pour laquelle, comme vous tous, nous avons combattu, nous vous prions, au nom de cette liberté si durement achetée, au nom de la patrie régénérée par vous, au nom de la fraternité, de l’égalité, de ne pas joindre vos voix et votre appui à des voix anarchiques, de ne pas prêter vos bras et vos cœurs pour encourager les partisans d’un trône que vous avez brûlé ! Ces hommes sans âme, sans conviction, amèneraient inévitablement l’anarchie au milieu du pays, qui n’a besoin que de liberté et de travail. ”

