Marie d’Agoult

Marie d’Agoult

Résumé

Portrait de Marie d’Agoult Marie d’Agoult XV. À M. A.-L. MAZZINI.

L’Italie, cette Grèce catholique, tenait alors, de droit divin, sans que nul osât le lui disputer, le spectre idéal. C’était bien véritablement alors le primato italiano, que rêve encore, dans son patriotisme enthousiaste, malgré la brutale évidence des faits, votre illustre Gioberti. Prémuni par une logique plus ferme et par une méthode plus rigoureuse contre les illusions de l’amour-propre national, vous n’avez point comme lui confondu les temps, et votre raison solide a marqué avec justesse le moment historique où l’initiative du progrès échappe au génie italien.
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Portrait de Marie d’Agoult Marie d’Agoult XV. À M. A.-L. MAZZINI.

La révolution n’est plus française, elle est européenne. Tout se hâte, tout se précipite. Différer, délibérer, choisir l’instant, n’est plus au pouvoir d’aucun homme ni d’aucun peuple.
D’heure en heure, de minute en minute, l’imprévu, l’invraisemblable, l’impossible, se réalisent. Le travail d’un siècle se fait une journée.
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Portrait de Marie d’Agoult Marie d’Agoult XV. À M. A.-L. MAZZINI.

C’est que la volonté d’un homme qui passe en quelques jours ne peut rien contre la logique immuable d’une institution séculaire ; c’est que la papauté est plus forte que les papes, et qu’elle les brisera tous plutôt que de s’assouplir au gré de leurs vœux. Quand donc l’Italie le comprendra-t-elle ? Ce sont les principes et non les passions qui gouvernent le monde.
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