Résumé

Portrait de Marie d’Agoult Marie d’Agoult III. DE LA PRÉSIDENCE. — À M. F. Lamennais…

L’égalité n’est point le couronnement, mais la base des sociétés démocratiques. L’égalité, c’est le droit reconnu pour tous, et la faculté donnée à chacun, de parvenir au complet développement de son être physique et moral, et de s’élever, selon la mesure de ses forces, dans la hiérarchie élective des rapports sociaux. Comment donc cette égalité serait-elle blessée par l’unité d’un pouvoir limité, responsable, révocable, auquel chacun, sans distinction, peut être appelé à son tour par le suffrage de ses concitoyens ?
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Portrait de Marie d’Agoult Marie d’Agoult III. DE LA PRÉSIDENCE. — À M. F. Lamennais…

Ces institutions, et je compte en première ligne l’unité du pouvoir, la présidence, ne favorisent aucunement la dictature. La volonté du peuple, incessamment consultée, est et demeure le principe générateur de la République. Mais, encore une fois, cette volonté n’a d’autre mode de se révéler que la majorité des suffrages. Hors de là, il n’est que trouble, confusion, arbitraire, violence.
La majorité se prononce pour la présidence. Elle reconnaît l’avantage de ce pouvoir unique appuyé sur l’Assemblée, conseillé, surveillé par elle.
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Portrait de Marie d’Agoult Marie d’Agoult III. DE LA PRÉSIDENCE. — À M. F. Lamennais…

Plus le mouvement d’expansion s’accélère et nous entraîne, plus il devient nécessaire de maintenir le principe et la forme du gouvernement personnel et véritablement responsable. Plus la voile est gonflée, plus le courant est rapide, plus la main qui tient le gouvernail doit agir en vue de tous, avec promptitude et liberté.
Une Assemblée délibérante est une sorte d’abstraction que le peuple ne sait trop où prendre, soit pour l’accuser de ses maux, soit pour la bénir de ses prospérités.
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