Léonard-Charles-André-Gustave Gallois, Histoire de la révolution de 1848… (1849-1850)
“ Messieurs, disait en terminant l'orateur qui avait occupé si longtemps la tribune sans lasser son auditoire, je ne crois pas avoir laissé debout un seul des faits qui me sont imputés. Je les ai examinés longuement, avec le plus grand soin, parce que l'accusation qu'on fait peser sur moi est la plus grande qui puisse peser sur le coeur d'un honnête homme. Quoi! Messieurs, j'aurais poussé le peuple à l'insurrection, je me serais rendu responsable de tous ces flots de sang, j'aurais fomenté une guerre civile qui a fait tant de veuves et d'orphelins, et puis je serais allé me cacher lâchement ! ”
