Résumé

Portrait de Marie d’Agoult Marie d’Agoult XVIII. L’AMNISTIE. — AUX FEMMES FRANÇAISES.

L’œuvre de notre génération est trop vaste d’ailleurs pour qu’une moitié du genre humain l’accomplisse ; il y faut le concours des deux sexes. Au génie masculin la solution des problèmes scientifiques, l’organisation de la liberté et de l’égalité sociales. Au génie féminin le travail divin du cœur, la conciliation des classes devenues hostiles, les haines mutuelles adoucies, les injustices réparées, la fraternité enfin prêchée de bouche et d’exemple dans le constat et irrésistible apostolat de la mère, de l’épouse, de la fille, de la sœur.
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Portrait de Marie d’Agoult Marie d’Agoult XVIII. L’AMNISTIE. — AUX FEMMES FRANÇAISES.

L’histoire vous gardera une mémoire reconnaissante et dira que le premier acte de la fraternité nouvelle fut l’œuvre du sexe que Dieu a voulu faible dans la guerre et la haine, mais intrépide, infatigable, invincible dans le dévoûment.
Femmes françaises de tous rangs, de toutes conditions, de tout âge, tendons-nous la main pour la plus sainte des ligues. Riches ou pauvres, humbles ou puissantes, n’ayons qu’un cœur pour souhaiter la paix, qu’une voix pour implorer la clémence, qu’une parole pour enseigner la fraternité.
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Portrait de Marie d’Agoult Marie d’Agoult XVIII. L’AMNISTIE. — AUX FEMMES FRANÇAISES.

Je sais que dans un pays où l’on refuse encore aux femmes les droits les plus élémentaires où l’on juge équitable et nécessaire au salut public de les humilier dans une minorité perpétuelle, et où, de crainte qu’elles n’en sortent, ni l’État, ni même la famille ne leur donnent d’éducation rationnelle, il serait rigoureux de les rendre complètement responsables du bien qu’elles ne font pas et du mal qu’elles ne savent point empêcher.
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