Suzanne Nicolitch

Résumé

Suzanne Nicolitch Le socialisme et les femmes (1938)

Ce que vous croyez être l'esclavage du sexe n'est au fond qu'une des formes de l'esclavage d'une classe sociale. Dans une société meilleure où l'on ne craindrait ni l'usine, ni la rue, ni la caserne, ces trois dévoreuses d'aujourd'hui, dans une société où l'on ne se tuerait plus pour 12 francs par jour, où l'on aurait le droit d'être vieux, le devoir de se guérir, dans le plus grand intérêt de tous, où le plus fort n'écraserait par le plus faible, où le travail ne serait plus une marchandise
Source : Gallica

Suzanne Nicolitch Le socialisme et les femmes (1938)

Partout, donc, où vous engagerez la lutte avec franchise, sans réticences, sans préjugés, chaque fois que vous suivrez votre raison et votre cœur unis jusqu'où il leur plaira d'aller, vous trouverez un dernier adversaire : le profit personnel. Le dernier mur à renverser, c'est le mur de l'argent. Ayez le courage de vous l'avouer à vous-mêmes et puis de le dire autour de vous. La lutte durera, comme l'affirme un de nos chants socialistes, beau dans sa rude simplicité :
Tant que l'on pourra sur la terre Devenir riche sans rien faire,
Tant qu'un travailleur aura faim.
Source : Gallica

Suzanne Nicolitch Le socialisme et les femmes (1938)

Etre femme, ne serait plus une condamnation à n'être qu'une poupée sans âme, une couveuse sans esprit ou une machine aveugle.
Femmes, ce n'est pas parce que vous êtes femmes que vous souffrez le plus du monde actuel. C'est parce que vous êtes les cellules les plus faibles d'un grand corps social mal organisé. Dans cette société, le plus fort opprime le plus faible, et comme vous êtes faibles parmi les faibles, c'est sur vous que pèse avant tout l'injustice sociale.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature