Résumé

Portrait de Jean Macé Jean Macé Profession de foi d'un communiste… (1848)

Mais n'abusez pas de ce sentiment compromettant si vous tenez à vivre. La pitié est un danger dans ce monde d'ennemis, et trop souvent une exception. Si vous tombez par elle, que savez-vous si, à son tour, elle vous relèvera. D'ailleurs si vous êtes père, si vous êtes, comme on dit, dans les affaires, si d'autres intérêts que les vôtres sont entre vos mains, au nom du devoir, refermez, mon ami, votre coeur qui s'entr'ouvre : vous n'avez pas le droit de la pitié. Or, dites-moi ce que sont venues faire ici ces trois nobles soeurs : la liberté, l'égalité, la fraternité?
Source : Gallica

Portrait de Jean Macé Jean Macé Profession de foi d'un communiste… (1848)

La concurrence est libre, vous le savez, la lutte permanente entre les hommes : l'utilité seule, le besoin dictent les concessions réciproques.Au point de vue de l'utilité, le dispensateur du travail, c'est-à-dire de la vie, ne saurait hésiter entre l'homme et là machine. Son argent est à l'enchère des services : il appartient au plus offrant. Pour le travailleur, instrument borné, la concurrence n'est pas possible, n'est pas libre quand il a pour rivale la nature elle-même, avec ses forces inépuisables. Servi par la machine, le maître n'a plus besoin de lui, ne le connaît plus.
Source : Gallica

Portrait de Jean Macé Jean Macé Profession de foi d'un communiste… (1848)

Or la loi du progrès social de l'humanité, son principe de perfectibilité indéfinie, n'est autre chose que sa tendance à se rapprocher toujours davantage de la loi divine d'amour et d'unité; à se débarrasser de la division, de la haine, de l'alliage humain; à diminuer l'autorité du moi ; à expulser le désordre, source maudite de toute douleur ; en un mot à atteindre de plus près au bonheur, qui est le but et la fin de toute créature de Dieu, la récompense qu'il a fixée lui-même pour qui marchecherait droit dans sa ligne.
Source : Gallica

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