Résumé

Eugène Crépin La nuit d'un otage racontée par lui-même (1873)

Parent, délégué de la Commune, fit semblant de ne pas vouloir laisser entrer la foule; il commanda à ses gardes nationaux de garder la grille par où entraient les otages, mais cette multitude, avide de sang et de carnage et dont la fureur augmentait à chaque instant en pressentant la fin de son règne, se précipita en avant et les déborda.
Un fédéré, doué d'une force herculéenne, habillé en sous-officier d'artillerie, était sur le seuil de la grille. Les prêtres étaient en avant: à chacun d'eux qui passait, il assénait un coup de poing formidable en les accablant d'injures.
Source : Gallica

Eugène Crépin La nuit d'un otage racontée par lui-même (1873)

Une Société est et reste fondée entre tous les otages qui, à un titre quelconque, ont subi, sous la Commune et de sa part, une arrestation, un emprisonnement, un outrage ou une vexation.
ART. 2. Ils se constituent à jamais comme le centre et le groupe d'hommes sérieux qui, pour la cause sacrée de la religion, de l'ordre, de l'autorité et de la propriété, sont prêts, comme ils l'ont prouvé, à lutter, à combattre et à mourir.
Source : Gallica

Eugène Crépin La nuit d'un otage racontée par lui-même (1873)

Elle tire alors sur les deux gendarmes qui se trouvaient en avant. Ce fut comme le signal de cette boucherie humaine qui dura environ vingt minutes on poussa les otages par un, par deux, par quatre, par dix, selon la furie des groupes qui les environnaient ils; buttent sur les corps agonisant de leurs camarades, on les relève à coups de baïonnette et on les tire à coups de revolver à bout portant. Dans leur rage, ces misérables, l'écume de toutes les nations, s'entie-tueut ou se blessent entre eux.
Source : Gallica

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