Louis-Antoine Lesmayoux

Résumé

Louis-Antoine Lesmayoux Le 25 mai à l'avenue d'Italie (1871)

Prenez donc le fusil, fit un capitaine, et vous ne tirerez pas. Deux voyous s'approchent; l'un me donne des cartouches, l'autre
des capsules, et tout un flot de ces misérables me pousse vers la barricade de l'avenue d'Italie, en face de la mairie.
Chemin faisant, on se fait un plaisir de me montrer les cadavres des martyrs d'Arcueil. Pour satisfaire la curiosité de la foule, on les avait disséminés sur toute l'avenue d'Italie. Ainsi chacun pouvait les contempler et les profaner tout à son aise. Je vis des choses horribles. On poussait ces cadavres du pied, on les roulait dans la poussière.
Source : Gallica

Louis-Antoine Lesmayoux Le 25 mai à l'avenue d'Italie (1871)

Pensez-vous qu'un honnête homme, et surtout un prêtre qui serait lâche, fût demeuré au milieu de vous sous le régime de la Commune?
Je craignis d'en avoir trop dit, mais mes insulteurs n'eurent pas l'air de me comprendre.
— Les prêtres sont cause de tous nos malheurs ; ils abrutissent le peuple et le courbent sous le joug des tyrans. Mais le jour de la justice est venu.
— Le prêtre est un homme qui a toujours assez d'intelligence pour se créer une position.
Source : Gallica

Louis-Antoine Lesmayoux Le 25 mai à l'avenue d'Italie (1871)

Je n'éprouve ni haine ni rancune contre personne, je ne condamne que le crime , et d'autre part, je trouve en moi assez de calme pour ne dire que l'exacte vérité. En peu de mots je ferai connaître les hommes et je rappellerai les événements qui ont préparé et marqué de leur sceau le 25 mai dans le XIIIe arrondissement, pour faire ressortir avec plus d'évidence l'objet principal de mon récit.
Source : Gallica

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