Louis-Antoine Lesmayoux, Le 25 mai à l'avenue d'Italie (1871)
“ Prenez donc le fusil, fit un capitaine, et vous ne tirerez pas. Deux voyous s'approchent; l'un me donne des cartouches, l'autre des capsules, et tout un flot de ces misérables me pousse vers la barricade de l'avenue d'Italie, en face de la mairie. Chemin faisant, on se fait un plaisir de me montrer les cadavres des martyrs d'Arcueil. Pour satisfaire la curiosité de la foule, on les avait disséminés sur toute l'avenue d'Italie. Ainsi chacun pouvait les contempler et les profaner tout à son aise. Je vis des choses horribles. On poussait ces cadavres du pied, on les roulait dans la poussière. ”
