Eugène Crépin

Élements biographiques

Eugène Crépin Les martyrs du calvaire de la rue Haxo… (1875)

Parent, délégué de la Commune, fit semblant de ne pas vouloir laisser entrer la foule ; il commanda à ses hommes de garder la grille par où devaient entrer les otages; mais cette multitude, avide de sang et de carnage et dont la fureur croissait à chaque instant en pressentant la fin de son règne, se précipita en avant et les déborda.
Un fédéré doué d'une force herculéenne, habillé en sous-officier d'artillerie, se tenait sur le seuil de la grille. Les prêtres entrèrent les premiers. A chacun d'eux qui passait il assenait un coup de poing formidable, en les accablant d'injures.
Source : Gallica

Eugène Crépin Les martyrs du calvaire de la rue Haxo… (1875)

Cent hommes armés et déterminés auraient mis en fuite un millier de ces coquins, dont les neuf dixièmes au moins n'étaient que féroces et lâches.
Tous les otages étaient couchés à terre, mais plusieurs respiraient encore ; on entendait parfois sortir des gémissements sourds et déchirants. On plaça alors les cadavres en un monceau sur le lieu du massacre, puis, pour faire cesser les cris, on fouilla ces chaires encore palpitantes à coups de baïonnette, et quand les bras furent las, on entendit les clairons résonner, et un feu de peloton mal exécuté fut tiré sur les cadavres
Source : Gallica

Eugène Crépin La nuit d'un otage racontée par lui-même (1873)

Une Société est et reste fondée entre tous les otages qui, à un titre quelconque, ont subi, sous la Commune et de sa part, une arrestation, un emprisonnement, un outrage ou une vexation.
ART. 2. Ils se constituent à jamais comme le centre et le groupe d'hommes sérieux qui, pour la cause sacrée de la religion, de l'ordre, de l'autorité et de la propriété, sont prêts, comme ils l'ont prouvé, à lutter, à combattre et à mourir.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature