Eugène Beluze Les martyrs de Paris (4e édition considérablement augmentée… (1871)

M. L'ABBÉ DEGUERRY.
M. Deguerry, issu d'une pauvre famille d'ouvriers lyonnais, ne dut qu'à lui-même la haute position qu'il occupait dans le clergé de Paris. Successivement curé de Saint-Eustache et de la Madeleine, il jouissait de la vénération générale des riches et des pauvres. On peut bien dire que s'il entretenait des relations suivies avec ses opulents paroissiens, c'était
Mgr Darboy, et son successeur à l'évêché de Nancy.—Si nous sommes bien informés, le bref du Souverain Pontife n'aurait pu franchir les grilles de Mazas et être remis aux mains de l'infortuné prélat !
Source : Gallica

Eugène Beluze Les martyrs de Paris (2e édition considérablement augmentée… (1871)

Le P. Olivaint était aussi entrain et joyeux que de coutume. Il encourageait les autres, et comme le bruit de la fusillade (entre les troupes de l'armée versaillaise et celles de la Commune) se rapprochait sensiblement, il essayait de leur inspirer l'espoir d'une prochaine délivrance. Seul Mgr Surat changeait physiquement. Il souffrait du coeur, son visage était coloré et son nez très-enflé. La mort de son cinquième archevêque le terrifiait.
Source : Gallica

Eugène Beluze Les martyrs de Paris (4e édition considérablement augmentée… (1871)

Au nombre des victimes les plus humbles, mais non pas les moins saintes, de la rage communeuse, il faut compter encore le vénérable et apostolique abbé Planchat.
Sa vie, hélas! si promptement tranchée, n'est qu'une longue suite d'actes de dévouement en faveur des ouvriers et des pauvres. Renonçant à tous les avantages que pouvaient lui offrir les dignités ecclésiastiques, il s'était fait depuis plus de quinze ans l'ami de ceux qui souffrent. C'était un vrai saint Vincent de Paul, occupé du matin au soir à visiter les familles indigentes, surtout celles qui étaient chargées d'enfants.
Source : Gallica

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