Pierre-Captier

Définition et enjeux

George Boucher de Boucherville Une de perdue, deux de trouvées…

Sa haute stature, ses épaules musculaires et charnues, ses bras nerveux, sa taille souple, tout annonçait chez le capitaine Pierre, une force et une activité extraordinaires. Mais s’il était grand, robuste et vigoureux, toute cette vigueur était gracieuse, parce qu’elle était symétrique sans avoir rien de roide ni de gêné. Plus noble tête ne se balança peut-être jamais plus gracieusement sur d’aussi larges épaules et une aussi vaste poitrine.
Tel était le capitaine Pierre ou ce « gueux de Pierre », comme l’appelait feu M. Alphonse Meunier.
Source : Wikisource

Pierre Frondaie Deux possédés de l'héroïsme (1939)

Pendant des années sans Histoire, des sages barbus vécurent en paix et créèrent même Capetown sans entendre parler des intrigues qui se couvaient sous les perruques d'Amsterdam, de Londres et de Versailles : heureux temps, la terre était grande ! Soudain, en 1814 — époque aux règlements bâclés, c'est-à-dire fertiles en nids de guêpes — l'Angleterre achète le Cap. Elle l'achète après l'avoir pris pour faciliter le marché. Mais le Cap avait un grand tort, celui de ne pas être une île : une île, on sait où elle commence, une île, on sait où elle finit.
Source : Gallica

Gaston Morelles Les diamants de Kruger

Si vous pouvez m’indiquer, d’un côté ou de l’autre, un endroit où débarquer, foi de capitaine, je vous débarque tout de suite. Et il partit à rire bruyamment en s’en retournant chez lui.
Depuis le matin, Pierre buvait l’humiliation à grands traits, chaque parole qui sonnait à son oreille était une parole de raillerie. Mais avec sa nature enthousiaste, s’il se décourageait vite, il était aussi prompt à prendre une résolution. Il n’y avait personne au monde pour qui fût si vrai ce mot de je ne sais plus qui : « Il n’y a rien qui rafraîchit comme une bonne résolution. »
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