Gaston Morelles

Résumé

Gaston Morelles Les diamants de Kruger

Dolbret restait songeur.
— Je devine vos pensées, je devine vos hésitations. Quand on est jeune, on a peur de marcher, et parce qu’on a peur, on ne voit pas bien les choses, on ne les comprend pas parfaitement. Moi, j’ai vécu, j’ai souffert surtout ; et j’ai peut-être tort de dire « j’ai vécu », à moins que vivre ce ne soit souffrir. Comme je vous l’ai dit, je n’accepte pas vos hésitations, je ne veux pas entendre parler de vos scrupules, je ne veux vous entendre parler que d’une chose : de votre amour pour Berthe et de vos projets pour l’avenir.
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Gaston Morelles Les diamants de Kruger

Quant à moi, je n’en aurai aucun remords, car elle ne me dit rien, cette moricaude, et j’aurai mis en sûreté les millions du père Kruger.
— Mais encore, ne pouvez-vous nous dire... reprit Horner.
— C’est mon secret, et un secret qu’on dit n’est plus un secret. Tout ce que je puis faire, c’est de vous rappeler que je suis un mécanicien de première force.
— Je ne vois pas, dit Polson, ce que le métier de mécanicien peut avoir à faire avec l’onde perfide et la mort de la belle Mortimer.
— C’est mon secret, dit tout simplement Bilman.
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Gaston Morelles Les diamants de Kruger

Quand il eut fini, Stenson lui dit d’une voix émue :
— Mon ami, pardonnez-moi d’avoir douté de vous. Plus que jamais je suis tout à vous dans ce que vous entreprendrez pour démasquer ces gens-là, surtout maintenant qu’il peut y avoir un danger quelconque pour Miss Mortimer. Il est de notre devoir de veiller sur elle. N’est ce pas Anton ?
— Oui, répondit Wigelius, vous pouvez compter aussi sur moi, je vous aiderai de toutes mes forces.
— Merci, dit Pierre. Demain nous aviserons, car nous ne pouvons songer ce soir à voir Miss Berthe. Maintenant, toi, José, tu peux aller te coucher.
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