Résumé

Roger-Raoul Duval Au Transvaal et dans le Sud-Africain avec les attachés militaires (1902)

L'après-midi de ce jour-là, nous partons pour Poplar-Grove, où nous arrivons de bonne heure.
C'est là que nous rencontrons pour la première fois le général Dewet, dont on a tant parlé au cours de cette campagne. C'est un homme charmant, qui pourtant, au premier abord, paraît très froid. Il est de taille moyenne, sa barbe et ses cheveux sont châtains, et quoique d'un âge mûr, il semble jeune encore; on lit dans ses yeux une volonté de fer, on se sent en présence d'un caractère énergique, entreprenant et audacieux.
Le général habite un grand wagon, qu'il a pris au lieutenant anglais Ritchie.
Source : Gallica

Roger-Raoul Duval Au Transvaal et dans le Sud-Africain avec les attachés militaires (1902)

Une panique générale s'empare soudain des Boers, et la retraite s'effectue dans des conditions déplorables.
Nous plions les tentes, nous chargeons rapidement les wagons, et nous suivons précipitamment l'armée Boer.
Décidément c'est la déroute, la déroute folle : sans autre but que la fuite à tout prix, les voitures s'accrochent entre elles, les timons se brisent. Les conducteurs jettent le contenu de leur wagon, pour les alléger et se sauver plus vite.
Source : Gallica

Roger-Raoul Duval Au Transvaal et dans le Sud-Africain avec les attachés militaires (1902)

Toujours est-il que, lorsque fut connu en Angleterre le fameux ultimatum du président Kruger, il y eut parmi les diverses classes sociales une sorte d'unanimité pour affirmer avec une profonde certitude qu'une armée européenne, composée des plus belles troupes du monde, possédant l'armement le plus perfectionné, n'aurait qu'à faire une promenade militaire jusqu'à Prétoria pour mettre à la raison, presque sans coup férir, des bandes de paysans armés, dont le chef, dans
un véritable accès d'orgueilleuse démence, s'avisait de provoquer ainsi une grande nation.
Source : Gallica

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