Résumé

Georges Price Historiettes de France et d'Espagne (1881)

Cette grosse tête, qui se remuait à présent au-dessus d'un collet brodé, exaspérait le docteur.
Quand il se trouvait pendant quelque temps auprès du Breton, Aristide Cloquet avait de furieuses envies de faire une belle incision tout autour du crâne. Il voyait, avec une jubilation intérieure, la ligne rouge que l'opération tracerait sur le cuir chevelu. Il entendait, en se délectant au bruit, le grincement de la scie sur le temporal ; et alors il lui passait par la tête des idées féroces : si cependant Cossignol était tué ; mais là, tué, proprement, avec science, sans abîmer la tête.
Source : Gallica

Georges Price Historiettes de France et d'Espagne (1881)

Mais don Rafaël avait toujours repoussé les ouvertures des vieilles amies de sa famille, sous le prétexte que, ayant aimé une fois à vingt-deux ans, il était absolument incapable d'aimer une seconde, et qu'il ne voulait pas faire le malheur d'une femme : en quoi le marquis commettait une double erreur ; d'abord parce que, trompé par la commode illusion d'une amitié fraternelle, son coeur commençait à battre d'une façon peu familiale pour sa jeune cousine veuve, Nieves de Santreras ; ensuite parce que, physiquement et moralement, il était parfaitement apte à faire le bonheur d'une compagne.
Source : Gallica

Georges Price Historiettes de France et d'Espagne (1881)

Et la jeune femme conduisit en riant le vieux général sous la vérandah, où Carmen lui apporta, sur un plateau, la petite tasse de chocolat, l'immense verre d'eau et le sucre en éponge qui constituent le premier déjeuner espagnol.
– Avouez, don Joaquin, qu'il est plus gai de prendre son chocolat sur une terrasse chargée de fleurs, avec un gai soleil et un beau ciel bleu sous les yeux, et une perspective de jardins étagés couverts de massifs d'aloès et d'azérolliers, que de déjeuner au fond d'une commode, cette commode
fût-elle un chef-d'oeuvre.
Source : Gallica

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