Résumé

B. Poitevin Le Pêcheur de l'île de La Borde… (1884)

Je regrette, mon ami, de te refuser ; mais, avec ou sans nous, Philippe ne voyagera pas.
– Dans ma combinaison, il reste à Paris, fit observer Tamberli, puisque Delpy, M. Verdier et nous, devons partir. Ton rêve nous concerne-t-il aussi ? demanda-t-il en riant.
– Non : Philippe, ma fille et la sienne seulement ; puis, je n'approuve pas tes plaisanteries sur un rêve néfaste, toujours funeste à ceux qui s'y sont trouvés désignés. Cela pourrait nous porter malheur.
– Quel enfantillage ! reprit Tamberli. Peut-on attacher une importance sérieuse aux puérilités d'un rêve ?
Source : Gallica

B. Poitevin Le Pêcheur de l'île de La Borde… (1884)

En avez-vous mesuré toute la portée ?
– Quand on aime, madame, on est l'esclave des sentiments du coeur, et, bercé dans une douce ivresse, on y vit d'espérance sans s'inquiéter d'autre chose.
– Vous m'aimez donc réel lement ? demanda-t-elle d'une voix qui trahissait une émotion vraie ou simulée.
– Si je vous aime, madame ! Mais comment pourrais-je vous prouver mon amour ?
Mme Margani, le regard attaché de nouveau sur le moine, lui posa cette question :
– Êtes-vous Italien ?
– Oui, madame, répondit-il. Mon père est gouverneur de Naples.
Source : Gallica

B. Poitevin Le Pêcheur de l'île de La Borde… (1884)

Allongeant le bras, le marquis répéta du ton d'un homme habitué à être obéi :
– Donnez votre arme !
– Donnez donc votre arme ! répéta avec précipitation Mme Margani.
– Convenez, monsieur, balbutia Philippe en remettant son revolver, qu'après ce qui vient de se passer, il me faut une grande confiance en vous pour consentir à me désarmer.
– Soyez véridique, scrupuleusement véridique dans ce que vous allez me faire connaître, et vous n'aurez rien à craindre, dit le marquis, qui brûlait de savoir tout, en redoutant de trop apprendre ; car, mieux que votre revolver, ma parole vous défendra.
Source : Gallica

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