George Sand,
Le Diable aux champs
(1857)
“ DAMIEN. — Depuis quand, esprit fécond, le préoccupes-tu d’un souci vulgaire ? MAURICE. — Il est vrai que nous avons toujours le dénoûment à toute sauce, la selle à tous chevaux, la mort du diable. Ah ! tiens ! je n’y pensais plus. Il est dans le caveau de Saint-Satur, et il fait des miracles ! EUGÈNE. — Abominable profanation, messeigneurs ! DAMIEN. — Pas du tout. Le curé de Saint-Abdon nous l’a très-bien dit. Ce morceau de bois n’avait jamais fait de mal à personne. Dans toutes les églises d’Italie, on vénère comme images chrétiennes des statues de dieux du paganisme. ÉMILE. — N’importe ! ”
