Maxime Vuillaume,
Mes cahiers rouges au temps de la Commune
(1900)
“ Le citoyen Privé.Privé a dépassé la soixantaine. Dans sa haute taille et ses larges épaules, avec sa crinière grise, ses sourcils broussailleux sur des yeux bleus, son nez fortement accusé, le regard franc toujours en avant, le vieil insurgé a fort grand air.—Mon père est mort à quatre-vingt-dix ans, me disait-il un jour. J’ai encore le temps de voir la prochaine.La prochaine, c’est Elle... C’est la Commune!Revoir flotter le drapeau rouge! Entendre encore une fois tonner, sur la place de l’Hôtel-de-Ville, les acclamations d’autrefois! Rêve éternel du communard qu’est resté Privé! ”
