D. Leprince

Résumé

D. Leprince Les élections communales (1871)

L'État, agrégation de communes, ne doit avoir que l'administration des affaires générales de la nation; par suite, la Commune, agrégation d'individus, mais partie de l'État, doit avoir la gestion absolue de ses intérêts, en se soumettant nécessairement à la loi générale, en tant que cette loi représente la volonté nationale et qu'elle maintient l'intégrité et l'indivisibilité de la République.
D'un autre côté, la Commune, être collectif, ne saurait être bien administrée que si, — respectant cette loi, — elle assure, à chacun des membres qui la composent, les droits inhérents à l'individu
Source : Gallica

D. Leprince Les élections communales (1871)

La capitulation de Sedan a pu amener la révolution du 4 septembre; mais qui oserait affirmer que cette révolution est due uniquement à cette capitulation, la plus honteuse cependant qu'un peuple ait eu jamais à subir?
Ne nous faisons pas d'illusions ! Les révolutions n'éclatent que parce que nous les voulons, — que parce que nous ne faisons rien pour les éviter ! Que chacun de nous, au lieu de se replier sur lui-même, se dise que la société à laquelle il doit le bienêtre, — et par bien-être nous entendons les instruments de travail, — que la société ne finit pas sur le seuil de sa maison
Source : Gallica

D. Leprince Les élections communales (1871)

Y a-t-il, dans la Commune, une partie des habitants qui soit commerçante, une autre industrielle et une autre, encore, ouvrière?
Eh bien ! à chacune d'elles ses représentants dans le Conseil communal.
Leurs intérêts peuvent paraître opposés; mais tenez pour certain qu'au fond, ils sont identiques!
D'ailleurs, en admettant qu'ils soient opposés, comment arrivera-t-on jamais à les concilier, si on ne s'efforce pas, d'abord, de les rapprocher; si on s'efforce, au contraire, de donner, aux uns, la prédominance sur les autres?
Source : Gallica

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