Sébastien Bottin,
Discours décadaire, prononcé à l'assemblée décadaire du 30 pluviôse an VI…
(1798)
“ Ah ! si ce même homme a le cœur bon et sensible, s'il ne s'est jamais avili par aucune bassesse, souillé par aucune vengeance particulière ; si, en poursuivant les ennemis de la révolution, il ne s'est pas enrichi de leurs dépouilles, s'il a les mains pures, s'il est pauvre. ah ! prenons-le dans nos rangs ; le creuset de l'adversité l'a épuré, la République n'a point encore de plus chauds défenseurs. Non, non, Républicains ! ne nous reprochons ni nos malheurs, ni nos fautes. ”
