Résumé

Portrait de Sébastien Bottin Sébastien Bottin Discours décadaire, prononcé à l'assemblée décadaire du 30 pluviôse an VI… (1798)

Ah ! si ce même homme a le cœur bon et sensible, s'il ne s'est jamais avili par aucune bassesse, souillé par aucune vengeance particulière ; si, en poursuivant les ennemis de la révolution, il ne s'est pas enrichi de leurs dépouilles, s'il a les mains pures, s'il est pauvre. ah ! prenons-le dans nos rangs ; le creuset de l'adversité l'a épuré, la République n'a point encore de plus chauds défenseurs.
Non, non, Républicains ! ne nous reprochons ni nos malheurs, ni nos fautes.
Source : Gallica

Portrait de Sébastien Bottin Sébastien Bottin Discours décadaire, prononcé à l'assemblée décadaire du 30 pluviôse an VI… (1798)

Citoyens, la tâche civique que je me suis imposée en ce jour ne seroit qu'imparfaitement remplie , si, après avoir essayé un dernier appel de réunion aux antagonistes de la République, je n'épanchois dans le cœur de ses amis le sentiment pénible qui me presse depuis quelque temps. Vétérans de la révolution ! ô vous que la patrie reconnoissante contemple d'un œil satisfait, en qui reposent ses espérances les plus chères !
Source : Gallica

Portrait de Sébastien Bottin Sébastien Bottin Discours décadaire, prononcé à l'assemblée décadaire du 30 pluviôse an VI… (1798)

Pour cela, Républicains, il faut faire taire les petites passions, sacrifier les préventions privées , ou blier des torts réciproques, renoncer enfin à cette défiance ombrageuse, qui, salutaire dans les premiers jours d'une révolution, dégénère en une injustice funeste à la chose publique, lorsque les hommes qui en sont l'objet ont passé par le creuset du temps et des événemens.
Source : Gallica

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