Résumé

Sur quelques paradoxes de M. Fiévée

Nous ne voulons point détruire le seul bien peut-être que la révolution ait incontestablement produit, l'uniformité d'action dans le pouvoir et dans l'administration monarchiques, action qui peut et doit donner partout la paix, parce qu'elle assure et conserve les droits de tous, uniformité d'autant plus précieuse qu'en même temps qu'elle est un grand moyen de force, elle est sans aucun danger, grâce à la forme du gouvernement constitutionnel que nous devons à la charte et au roi qui nous l'a donnée.
Source : Gallica

Sur quelques paradoxes de M. Fiévée

Un zèle ardent et encore plus bruyant pour l'intérêt d'une commune vous met à la tête de ses affaires; celles-là vous conduisent facilement aux affaires départementales, celles-ci aux affaires générales : on crie contre ses devanciers; quelque facilité à s'exprimer, beaucoup de jactance, une ignorance présomptueuse, voilà les qualités qui mènent à tout et qui sont sures, dans ce bel ordre de choses, d'écarter le mérite d'autant plus timide ; d'autant plus modeste, qu'il voit toujours, à côté d'une place, de grands devoirs et des devoirs difficiles à remplir.
Source : Gallica

Sur quelques paradoxes de M. Fiévée

En arrachant les communes à la puissance des seigneurs, il fallait bien remplacer ce moyen de défense. Dans l'impossibilité où était le roi de s'en charger directement et assez efficacement, il dut accorder aux communes et aux villes le droit de se garder ; elles durent par conséquent être armées; cette force armée dut être dirigée; elle le fut par un pouvoir municipal. Ce pouvoir se composa le plus souvent de magistrats nommés par la commune. Ainsi naquit la puissance municipale : elle géra les intérêts de la communauté.
Source : Gallica

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