Résumé

Armand Pommier Le Théâtre de Tabarin, scènes politiques et comiques… (1872)

Une nuit, vers deux heures, le commandant Joindot frappa violemment à la porte de son propriétaire.
— Qui est là, que me veut-on? demanda, moitié mort de frayeur, Jacques Pillot.
— C'est le commandant, répondit Joindot d'un ton farouche; ouvrez sans retard, il y va de la vie et de la fortune.
Les époux Pillot se levèrent, allumèrent une bougie et ouvrirent eu hâte à leur puissant locataire. Celui-ci entra, orné de ses galons et de ses plumets, ceint de son écharpe rouge, traînant son grand sabre.
Source : Gallica

Armand Pommier Le Théâtre de Tabarin, scènes politiques et comiques… (1872)

Le sang doit couler, sans quoi la République ne sera pas fondée.
— Ah! sauvez-nous, monsieur Joindot, s'écria Jacques en tombant aux genoux du commandant; ayez pitié de ma pauvre femme; soyez clément pour mes cheveux gris.
— Pitié ! grâce ! répéta la mère Pillot en sanglotant.
— Votre mari est gravement compromis, continua le commandant. Il a des relations avec la prêtraille; il abhorre la République, et, ce qui est pis, il regrette l'Empire.
Source : Gallica

Armand Pommier Le Théâtre de Tabarin, scènes politiques et comiques… (1872)

Mais chaque jour ils perdaient des leurs. Beaucoup passaient dans nos rangs. Par sa vigueur, le parti de l'ordre sauva la ville. Un instant l'on put craindre que la lie de la population, mise en fermentation et amenée à la surface par un sous-préfet qui pactisait avec, les communards, et dirigée par un homme qui n'eût reculé ni devant le sang ni devant le pétrole, ne se livrât à d'horribles excès. Sur ces entrefaites, l'armée entra à Paris. Désormais toute crainte cessa, tout danger disparut.
— Enfin, la colère du ciel s'apaise, dit la mère Pillot, et la France va se relever.
Source : Gallica

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