Résumé

R.-A. B. Récits Dunois. Châteaudun pendant l'invasion… (1871)

Les batteries tonnent toutes à la fois ; les maisons trouées, percées, s'écroulent ; les étages s'effondrent les uns sur les autres, écrasant tout avec un fracas épouvantable.
Aux nuages sombres, épais, qui s'élèvent des décombres et qui, comme un dôme, se balancent bientôt au-dessus de la cité, viennent se mêler des lueurs sinistres. L'incendie précipite son œuvre. La flamme, soulevée par le vent, court, s'étend, se propage. Le feu va tout atteindre, tout saisir, tout dévorer. L'Allemand n'a plus peur : la fortune de Châteaudun est désormais fixée.
Source : Gallica

R.-A. B. Récits Dunois. Châteaudun pendant l'invasion… (1871)

A quelques jours de là, au Sud-Est de Châteaudun, l'horizon paraît en feu : c'est Civry qui brûle, c'est Varize, le village voisin, qu'on pille, qu'on incendie, qu'on tue. S'il veut vaincre, l'Allemand, il faut que la terreur combatte pour lui !
Le crime de Varize sera celui de Châteaudun. Le petit village ne veut pas courber le front devant l'envahisseur. Il veut se défendre.
Il combat et meurt.
Civry, son émule en gloire, s'associe à la
lutte
Source : Gallica

R.-A. B. Récits Dunois. Châteaudun pendant l'invasion… (1871)

La petite cité dunoise veuve de ses soldats, le vainqueur ne craint plus rien ; le pillage, le vol, la dévastation, l'assassinat, l'incendie, vont se produire pendant toute la nuit et le lendemain, sous toutes les formes, sans contrainte, sans frein, sans remords.
L'aspect des ruines amoncelées est agréable au vainqueur. Devant le sang, devant le feu, sa conscience ne se révolte pas. A tout ce qui peut arracher un cri ou une larme au vaincu, le Prussien applaudit : « Le beau spectacle qu'une ville en flammes! »
Source : Gallica

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