R.-A. B., Récits Dunois. Châteaudun pendant l'invasion… (1871)
“ Sur un cylindre un autre étend une peau d'âne, et voici le roulement du tonnerre. Le violon qui chante, qui pleure, dont la voix sonore traduit, en les caressant, toutes les passions de l'âme, nous ne l'avons pas. Le tambour qui tonne, qui précipite soldats et citoyens au devant de la mort; le tambour qui a battu la charge à Jemmapes, à Valmy, à Fleurûs, nous ne l'avons pas. Ainsi, ni le violon, ni le tambour; rien de ce qui touche, de ce qui ravit ; rien de ce qui enlève, de ce qui électrise. Pour tout bagage, le bâton du voyageur; l'amour de la patrie pour seule force. ”
