Jules Claretie

Jules Claretie

Résumé

Portrait de Jules Claretie Jules Claretie Paul Déroulède

« Soit, s’écriera Déroulède, tous les peuples sont nos frères, mais dans la famille, celui que je préfère, c’est mon frère français ! »
Et cet homme jeune, grand, souriant, charmant, était fait pour aimer, pour sourire ! Mais on la contraint à combattre :
Ma jeunesse a souffert d’un mal que rien n’apaise,
Le partage du sol, la défaite au combat.
Alors, avec une verve bien française, il a ramassé le gant ou plutôt l’épée brisée et il a fait de sa vie une éternelle bataille.
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Portrait de Jules Claretie Jules Claretie Paul Déroulède

Et Déroulède le fit ! Et les six ans qu’il passa alors sous les drapeaux peuvent bien compter parmi les meilleurs et les mieux employés de sa vie. Il n’en parle qu’avec émotion. Il apprit là à estimer, à apprécier et à chérir cette noble armée française. Il comprit de quel esprit de sacrifice et d’abnégation, d’honneur et de dévouement, est faite, heure par heure, cette vie militaire qu’osent railler ceux qui l’ignorent et que savent seuls respecter et honorer ceux qui l’ont menée.
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Portrait de Jules Claretie Jules Claretie Paul Déroulède

Et on avouera que M. Patin n’eut pas grand’peine à louer doublement l’auteur des Chants du soldat et de ses vers et de ses actes. Hardi, convaincu, bien vivant et résolu, patriote jusqu’aux ongles, M. Paul Déroulède avait, du moins, le droit de célébrer le dévouement et de pleurer les malheurs de cette armée dans les rangs de laquelle il avait vaillamment combattu. C’est l’épée à la main qu’il pouvait et peut réciter les vers qu’il compose et s’écrier comme Tyrtée : — Que chacun marche au combat d’un pied ferme, en mordant ses lèvres de ses dents !
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