Résumé

Jules Joseph Notice sur l'Oeuvre des prières et des tombes militaires de Domremy (1892)

La patrie est autre chose : pour les Français comme pour nous, la patrie, c'est le sol qui nous a vus naître, le sang et la maison de nos pères, la tendresse et la foi de nos mères; la patrie, c'est l'amour du foyer, les souvenirs sacrés de l'enfance; c'est l'église de mon village, où je fus baptisé et où pour la première fois je reçus mon Dieu; c'est le cimetière qui garde, à l'abri de la croix et dans la consolation de l'espérance, les restes vénérés de mes parents
Source : Gallica

Jules Joseph Notice sur l'Oeuvre des prières et des tombes militaires de Domremy (1892)

La patrie est notre Eglise du temps, comme l'Eglise est notre patrie de l'éternité. L'une et l'autre ont le même centre qui est Dieu, le même trésor qui est la liberté; le même bienfait, la paix; le même intérêt, la justice et la sécurité; le même asile, la conscience; et c'est un crime de vouloir séparer ces deux amours unis de Dieu et de la patrie, qui, dans le coeur d'un chrétien, ne font qu'un amour. — Il rappela les vaillants zouaves de Charette, à Patay, luttant comme des lions et mourant pour le salut de la France.
Source : Gallica

Jules Joseph Notice sur l'Oeuvre des prières et des tombes militaires de Domremy (1892)

Montrez à cet homme, auquel vous demandez le plus grand des sacrifices, qu'après sa mort la prière de la foi descendra sur sa tombe avec les regrets et la reconnaissance de tous. C'est par de telles marques d'intérêt et d'amour que l'on relève et que l'on fortifie l'esprit militaire. Et qu'y a-t-il, après l'esprit religieux, de plus important pour un pays? C'est par les armées que se préparent les grandes ruines et les grandes restaurations : elles portent dans leurs flancs la mort ou la résurrection des peuples.
Source : Gallica

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