Résumé

Osvald Leroy Mars-la-Tour, 16-18 août 1870… (1887)

Si nous n'avons pas, comme eux, l'honneur de verser notre sang pour la Patrie, montrons-nous ses enfants, ses serviteurs dévoués et désintéressés. Sacrifions-lui nos dissentiments et nos passions ; par notre sagesse, par notre prudence, maintenons la concorde entre nous, maintenons la paix avec les puissances étrangères et demandons à Dieu, qui vient de bénir ce tombeau par la main d'un de ses ministres vénérés, d'élever notre àme à la hauteur de celle de la France, comme il a, par le martyre, élevé le cœur de nos soldats jusques aux rayons de sa gloire.
Source : Gallica

Osvald Leroy Mars-la-Tour, 16-18 août 1870… (1887)

Aussi, lorsque le clergé entonne l'office des morts pendant que le sculpteur Bogino découvre le monument, un immense cri de « Vive la France ! » s'échappe de toutes ces poitrines et monte vers le ciel comme une invocation à l'espérance. L'œuvre de Bogino est magnifique: un grand sentiment a inspiré l'artiste qui a produit une grande chose. Muni de ses hauts-reliefs dont nous parlerons plus loin, le monument de Mars-la-Tour est certainement un des plus beaux que nous connaissions.
La statue qui surmonte le piédestal haut de cinq mètres représente la France debout.
Source : Gallica

Osvald Leroy Mars-la-Tour, 16-18 août 1870… (1887)

Pouvons-nous songer sans tristesses à tant de ravages, à tant de ruines, à ces batailles où des milliers d'hommes, l'espoir et l'honneur de la Patrie, tombent moissonnés avant l'âge, à ces deuils qui se multiplient, à ces foyers dévastés où la mort s'est assise, à ces vieillards qui ont perdu, suivant la touchante expression de l'Ecriture, la lumière-de leurs yeux, leur bâton de vieillesse, la consolation de leur vie et l'espoir de leur postérité, à ces mères de famille, à ces Rachel pleurant sur la mort de leurs enfants et ne voulant pas recevoir de consolation parce qu'ils ne sont plus.
Source : Gallica

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