Résumé

Henri Faré Discours de M. Éd. Laboulaye,.… (1874)

L'armée nous rendra le service d'enseigner l'obéissance à toute la jeunesse française. Certes, il est des natures qui se plient difficilement à l'obéissance passive ; mais à l'armée on finit par comprendre que l'obéissance n'est pas seulement un devoir, mais une vertu. Quand on voit de près ce que c'est que ce grand corps mû et dirigé par une pensée unique, on sent bien vite que, sans l'obéissance, il n'y a plus d'armée. On se soumet par dévouement; on pousse l'obéissance jusqu'à l'héroïsme.
Source : Gallica

Henri Faré Discours de M. Éd. Laboulaye,.… (1874)

Nous faisons de notre mieux, souhaitant de tout notre coeur qu'à côté de nous on fasse autant que nous, plus que nous, mieux que nous, tout prêts à applaudir aux efforts des autres pour la commune patrie !
Nous faisons de notre mieux selon nos convictions et nos forces, acceptant la direction qui nous est donnée, aidant l'armée, dans le sens et dans la mesure où elle désire être aidée, sans arrière-pensée, sans but personnel, sans autre souci que le salut et la prospérité de la France.
Source : Gallica

Henri Faré Discours de M. Éd. Laboulaye,.… (1874)

Un officier reçoit d'en haut un commandement et le transmet à ses subordonnés ; il le reçoit avec obéissance, il le transmet avec autorité. Eh bien! pour la femme, tout le secret consiste à prendre la place d'en haut et à donner le commandement. Il faut un certain courage pour commander la première fois à son mari ; mais on dit que les dames s'y résignent volontiers.
L'obéissance, dans l'armée, est accompagnée de respect; c'est là encore ce qui nous manque. Oui, ce qui nous fait le plus défaut, en France, c'est l'absence du sentiment hiérarchique.
Source : Gallica

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