Jacques Alfred Folloppe

Résumé

Jacques Alfred Folloppe Réflexions d'un prisonnier de guerre (1871)

Déshéritée de l'amour, sans exemples salutaires, sevrée des paroles de vérité,' gâtée, sceptique et dépravée, est-il étonnant qu'elle ait formé une génération aussi incapable de se plier à l'ordre que de défendre le sol de la patrie ?
Voilà donc l'origine et la marche du désordre social : il prend naissance dans l'individu par l'oubli du but de la vie et il se répand dans la société, par la faute des gouvernants qui manquent au devoir de le réprimer ; il se perpétue par la faute des éducateurs qui manquent au devoir d'en préserver les générations nouvelles.
Source : Gallica

Jacques Alfred Folloppe Réflexions d'un prisonnier de guerre (1871)

Ce manque de vertu chez les croyants est un scandale. Il dépend sans doute beaucoup du milieu social qui, généralement corrompu, oppose un obstacle effrayant au développement du bien dans les individus. Mais à mesure que la foi se développera, le milieu tendra à s'assainir et les vertus renaîtront. A vous chrétiens à la foi vivante de hâter ce moment. Que votre ardeur réchauffe les tièdes. Que l'intégrité, la dignité, la générosité de votre conduite attirent vers vous et rapprochent de l'Église ceux qui n'adoptent encore que par raison les principes de la civilisation chrétienne.
Source : Gallica

Jacques Alfred Folloppe Réflexions d'un prisonnier de guerre (1871)

La religion et la royauté avaient fait de la France le plus beau royaume après celui du ciel ; mais la nation, la royauté et même le clergé, ayant voulu se soustraire à leurs devoirs respectifs, la Révolution est venue ensevelir dans un même abîmé et le trône et l'autel. Elle a de plus tari le sang le plus généreux et elle a usé dans des luttes de géants, la forte génération qui lui avait été léguée, nous laissant ce peuple sans ressort, sans foi et presque sans vertu, que nous voyons aujourd'hui.
Source : Gallica

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