Résumé

Ce que nous sommes et ce que nous devons être… (1871)

Je voudrais donc que tout citoyen fût soldat. Point de distinction de castes ou de fortunes : chacun se doit à son pays. Quoi ! parce que le hasard m'aura fait naître de parents riches qui, sans porter atteinte à leur fortune, pourront sacrifier pour moi quelques milliers de francs, je serais dispensé de jouer ma vie pour le salut de la France, pendant que mon voisin, moins favorisé que moi, sera obligé de payer de sa personne et de s'exposer au feu de l'ennemi! Point de milieu, il faut n'appeler personne sous les drapeaux, ou se résoudre à y appeler tout le monde.
Source : Gallica

Ce que nous sommes et ce que nous devons être… (1871)

J'ajouterai que l'irréligion est le dissolvant le plus actif de cette bravoure proverbiale qui a fait la gloire de la France pendant une longue suite de siècles. Un soldat qui ne croit à rien, qui ne voit rien au-delà de cette existence terrestre, ne doit aller qu'à contre-coeur sur un champ de bataille, et s'il ne déserte pas en présence de l'ennemi, ce n'est que par crainte du châtiment et de la honte réservés aux lâches. Ce qu'on ne fait pas avec conviction, on le fait mal.
Source : Gallica

Ce que nous sommes et ce que nous devons être… (1871)

On nous reproche partout notre frivolité : montrons que, quand nous le voulons sérieusement, nous sommes capables de grandes choses, et que la France abattue peut encore se relever.
Travaillez surtout, vous, jeunes gens, dans quelque position que vous vous trouviez, car c'est vous surtout qui pouvez nous assurer un avenir prospère. Des fêtes et des plaisirs? qu'il n'en soit plus question parmi vous, tant que vous n'aurez pas rendu à la patrie sa splendeur passée. La France est féconde en ressources : c'est le pays de l'élan et de l'initiative.
Source : Gallica

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