Résumé

P.-L. Lorgueilleux Esquisse d'une révolution par l'éducation (1872)

C'est exactement comme si l'on donnait des louanges à un homme parce qu'il est bien proportionné dans ses membres, et que l'on persécutât un autre homme parce qu'il est contrefait. Ce qu'il faut glorifier ou blâmer en tout ceci, ce sont les procédés de l'Etat : admirables sur le pont d'un vaisseau, détestables sur le pavé des villes ; c'est l'Éducation, le milieu et les circonstances diverses qui ont présidé à l'évolution des individus. Le travail, le spectacle de la grande nature, la discipline, ont donné un soldat accompli
Source : Gallica

P.-L. Lorgueilleux Esquisse d'une révolution par l'éducation (1872)

Les animaux sauvages, dont la vie est simple et uniforme, viennent au monde avec une éducation toute faite et parfaite : c'est l'éducation instinctive ; l'homme, au contraire, dont la vie est d'autant plus collective qu'il appartient à un milieu plus civilisé, naît avec une éducation à faire, avec des aptitudes.
Il suit de là que l'homme est de toutes les créatures, la plus susceptible d'éducation et celle qui peut le moins s'en passer ; et que les différences que l'on observe entre les hommes, tiennent plus encore à la culture qu'à la race et au climat.
Source : Gallica

P.-L. Lorgueilleux Esquisse d'une révolution par l'éducation (1872)

Nous disons donc que, voisine immédiate de la Prusse savante et habilement entraînée pour la guerre, la France, dont la position en Europe est celle d'un fils de famille au milieu de pauvres gens, est tenue aux plus grands sacrifices, en vue d'une lutte suprême qui, en dernière analyse, sera une mise de coeur et d'argent. Oui, le moment est venu pour l'illustre vaincue de se montrer aussi grande que son nom, aussi intelligente que sa réputation littéraire. La France, la plus riche de son propre entre toutes les nations de la terre, doit faire les choses grandement, largement, princièrement.
Source : Gallica

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