Résumé

Jules Labbé La démocratie et M. Renan : réponse à la préface des "Questions contemporaines" (1868)

Bon peuple, reste à ton rang; pratique la résignation, et pendant qu'on est infâme là haut, et vil, et lâche, reste pauvre par fierté et par goût de l'honnête.— Barbares! demeurez dans vos caves et dans vos mansardes; il y fait froid l'hiver et chaud l'été; mais l'Académie vous regarde, et le prix Montyon vous attend! Serfs du capital, serfs de la machine, quand vous êtes sans soleil, sans feu et sans pain, souvenez-vous que vous travaillez pour l'humanité et la patrie! Travaillez, mes frères, travaillez, et surtout ne vous enrichissez pas!
Source : Gallica

Jules Labbé La démocratie et M. Renan : réponse à la préface des "Questions contemporaines" (1868)

Non, la France ne sombrera pas! Ne nous effrayons pas des colosses bouffis qui grandissent autour de nous. Le jour où nous serons vraiment la France, —et il ne faut, pour que ce miracle s'opère, qu'un seul jour de foi et d'espérance, — l'Europe, le monde nous salueront encore une fois comme le peuple initiateur. — Comparez donc le mal dont souffrent les autres nations avec celui dont nous souffrons. — Qu'importe, en dernière analyse, que les classes qui ont gouverné depuis un siècle soient aujourd'hui épuisées, corrompues, incapables?
Source : Gallica

Jules Labbé La démocratie et M. Renan : réponse à la préface des "Questions contemporaines" (1868)

La France est si grande, que même si l'on retranchait de sa vie les cinq années qui s'écoulent de mai 1789 à juillet 1794, elle pourrait encore défier toutes les nations ensemble de former une légende comparable à son histoire. Il faut beaucoup lui pardonner, même lorsqu'elle paraît déchoir, et beaucoup l'aimer, parce-qu'elle a beaucoup aimé l'humanité. Si Israël s'est appelé le peuple de Dieu, la France peut se nommer le peuple de la justice.
Source : Gallica

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