A. Mézières, La Vérité sur le blocus de Metz
“ Comment conduire maintenant au combat cette armée exténuée qu’on avait laissée se fondre dans l’inaction, et qui six semaines plus tôt eût accompli de grandes choses ? Comment obtenir d’un vainqueur impitoyable et instruit de sa détresse quelque adoucissement à son sort ? On n’en obtint aucun ; il fallut subir les conditions de Sedan. Cette capitulation, qui avait paru ignominieuse, dont la honte avait indigné toute la France, il fallut la recommencer et faire passer encore une fois sous les fourches caudines de la Prusse plus de soldats qu’il n’en avait fallu jadis pour la conquérir. ”
