Résumé

A. Mézières La Vérité sur le blocus de Metz

Comment conduire maintenant au combat cette armée exténuée qu’on avait laissée se fondre dans l’inaction, et qui six semaines plus tôt eût accompli de grandes choses ? Comment obtenir d’un vainqueur impitoyable et instruit de sa détresse quelque adoucissement à son sort ? On n’en obtint aucun ; il fallut subir les conditions de Sedan. Cette capitulation, qui avait paru ignominieuse, dont la honte avait indigné toute la France, il fallut la recommencer et faire passer encore une fois sous les fourches caudines de la Prusse plus de soldats qu’il n’en avait fallu jadis pour la conquérir.
Source : Wikisource

A. Mézières La Vérité sur le blocus de Metz

Le maréchal Bazaine, en effet, dont tout le monde connaît le remarquable sang-froid sur le champ de bataille, doit peut-être une partie de son calme à la prudente réserve avec laquelle il évite les résolutions définitives. Mêlant le calcul à toutes choses, il ne s’engage que le moins qu’il le peut, il incline plutôt à attendre les événemens pour s’en servir qu’à les brusquer par des coups hardis. Un peu lent d’ailleurs dans ses allures, ayant peu de goût aujourd’hui pour l’activité physique, il se presse rarement d’agir.
Source : Wikisource

A. Mézières La Vérité sur le blocus de Metz

Ce fut le dernier soupir de l’armée de Metz, soupir héroïque qui attesta de nouveau tout ce que les soldats avaient conservé de valeur, quoique leurs souffrances eussent déjà commencé. Même alors, quand la ration de pain diminuait, quand personne ne mangeait plus à sa faim, un général audacieux eût accompli des prodiges avec de tels hommes. Leur bravoure, leur énergie, leur désir d’en venir aux mains, restaient les mêmes. Si le maréchal Bazaine eût voulu se servir de leur courage, il eût retrouvé jusqu’à cette date les intrépides combattans de Rezonville et de Borny
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature