Auguste Pourcet

Résumé

Auguste Pourcet Procès du maréchal Bazaine (1874)

Depuis le jour où le maréchal Bazaine fut placé à la tête de l'armée, il semble qu il ne se soit pas un seul instant préoccupé des obligations que lui imposait le commandement suprême. Il n'est peut être pas un point, non-seulement de la règle écrite, mais aussi de nos traditions militaires, que le maréchal n'ait transgressé plus ou moins ostensiblement. Si grande que soit l'autorité du commandant en chef, le meilleur usage qu'il en puisse faire sera toujours d'assurer la rigoureuse observation des règlements, lesquels s'imposent également à tous les degrés de la hiérarchie.
Source : Gallica

Auguste Pourcet Procès du maréchal Bazaine (1874)

Mais si mourir bravement et les armes à la main, pour le salut de ce drapeau, constitue pour chacun de nous le plus grand des devoirs et le suprême honneur, il faut bien reconnaître que sacrifier à des considérations personnelles les drapeaux de l'armée qu'on commande, les soustraire sournoisement, par une manœuvre déloyale, à ses soldats affaiblis et trompés, les déposer docilement et humblement aux pieds du vainqueur et rehausser de ce factice éclat un trop facile triomphe, c'est descendre autant qu'on peut descendre par le mépris du devoir et l'oubli de l'honneur.
Source : Gallica

Auguste Pourcet Procès du maréchal Bazaine (1874)

C'est qu'il n'est pas de jeu plus redoutable que le jeu des batailles, jeu terrible où, selon la parole de Napoléon, un général peut compromettre, à la fois, sa réputation, ses troupes et son pays. La stratégie de la guerre, la conduite des armées et leur emploi en face de l'ennemi exigent de vastes connaissances, un caractère résolu, des vertus éprouvées. Tout entier à sa noble mission, supérieur à tout esprit de parti, à toute pensée d'égoïsme, le général en chef aura pour seul objectif de ses efforts l'honneur et l'indépendance de son pays, la gloire et le salut de son armée.
Source : Gallica

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