Général Jarras

Définition et enjeux

Edmond Bapst,  Siège de Metz en 1870 , d'après les notes manuscrites laissées par Germain Bapst (1926)

“ Le général Jarras n'osa pas dire la véritable raison de ce revirement; à savoir : que le commandant en chef et les commandants de corps avaient répugnance à parader en avant de leurs troupes au moment où celles-ci allaient se rendre prisonnières. Mais, se croyant obligé de motiver d'une manière quelconque le refus du maréchal Bazaine, le général Jarras allégua de piètres raisons : le temps était mauvais, les terrains détrempés; le défilé, dans ces conditions, serait pénible pour le soldat. ”
Source : Gallica

Camille Rousset,  Revue des Deux Mondes

“ Le maréchal, toujours préoccupé de faire partager aux autres sa responsabilité, surtout lorsque, dans ces dernières conjonctures, elle devenait si redoutable, déclara le général Jarras « fondé de pouvoir de tout le conseil, » et le conseil approuva.
Le même soir eut lieu, au château de Frescati, la première conférence entre les deux chefs d’état-major ; elle dura six heures. Il y en eut une seconde, presque aussi longue, le lendemain. Le général Jarras défendit énergiquement son terrain, pied à pied, sans pouvoir gagner sur celui d’un adversaire impassible.
”
Source : Wikisource

Louis Sacré,  Histoire de l'invasion, deuxième Empire… (1875)

“ Le général Jarras l'interrompit pour lui dire : «80.000 hommes, mais il y en a bien davantage, nous en avons 126.000. — Oh ! oui, je sais, répliqua le général prussien, avec les malades et les blessés. — Mais non, pas du tout, tint à constater son interlocuteur; c'est 126.000 combattants, donnés par la dernière situation, sans compter la garnison de Metz, les malades et les blessés; plus de 160.000 hommes. — Vraiment, est-ce possible ? » se contenta de répondre M. de Stiehle. L'étonnement peint sur son visage en dit plus que ses paroles. ”
Source : Gallica

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