Pierre de La Gorce,
Histoire du second empire (5e éd…
(1905)
“ Les Bavarois refoulés de Bazeilles, la route de Carignan serait libre; à Carignan, on toucherait, à Montmédy ; à Montmédy, on se rapprocherait de Metz. Ainsi pensa Wimpffen, tout imprégné, fût-ce à son insu, des vues de Palikao, et comme lui emporté par le rêve. C'est en cet état d'esprit qu'espérant la victoire il avait réclamé le commandement. Il n'est pas d'avènement si triste qui n'ait son heure d'exaltation. Arrêtant aussitôt la retraite, Wimpffen prodigua les paroles réconfortantes : « Il nous faut une victoire » , avail-il dit à Ducrot. A Douay il répéta le même propos. ”
