Résumé

Procès du maréchal Bazaine : compte-rendu des débats du 1er conseil de guerre… (1874)

C'est là, messieurs, ce que n'a pas voulu le maréchal Bazaine, et il a bien fait! Voyez-vous ces cent mille hommes défilant l'arme au bras, voyez-vous ces glorieux maréchaux saluant de l'épée le vainqueur triomphant! Le maréchal n'a pas voulu infliger à son armée ce sanglant outrage, qui rappelle les anciens Romains, s'entourant de tous les soldats vaincus, pour orner leur triomphe.
Les honneurs de la guerre, les vrais, c'est la déclaration de l'ennemi lui-même que l'armée a été brave.
Source : Gallica

Procès du maréchal Bazaine : compte-rendu des débats du 1er conseil de guerre… (1874)

Forcer, par ce moyen d'une résistance prolongée de Metz, l'armée prussienne, coupée de sa base d'opération, à passer l'hiver en France, serait en assurer la ruine certaine.
Ce but à poursuivre, vous pouvez encore l'accomplir aujourd'hui, maréchal, et vous le pouvez sans secours étranger; prolonger l'inaction serait nous réduire à l'impuissance, et cependant le pays attend tout de vous seul, maréchal, songez-y !
Rendre les armes, quand l'on a 130000 hommes sous la main, serait la plus douloureuse, la plus déplorable page de notre histoire, si belle, si glorieuse dans le passé.
Source : Gallica

Procès du maréchal Bazaine : compte-rendu des débats du 1er conseil de guerre… (1874)

J'ai prouvé surabondamment, messieurs, que le maréchal Bazaine a fait tout ce que le devoir et l'honneur lui prescrivaient. Depuis quatre jours, je fais cette démonstration; il faudrait que mon insuffisance ait été bien grande si je n'ai pu arriver à porter la conviction de cette vérité dans tous les coeurs.
Eh bien, je me mets en présence de la loi seule, j'oublie l'homme si illustre que je défends, j'oublie son courage, son dévouement, ses services; et je dis au ministère public : Il vous faut prouver, pour demander une condamnation, que tous les moyens de défense n'étaient pas épuisés.
Source : Gallica

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