Résumé

Procès Bazaine (capitulation de Metz… (1873)

On ne saurait évidemment faire un crime à un général de perdre une bataille. Mais, quand on voit le maréchal Bazaine ne donner aucun ordre en présence des demandes réitérées et de plus en plus pressantes du maréchal Canrobert, et le laisser écraser sans lui porter le moindre secours, comment ne pas lui demander compte de sa coupable inaction, du sang inutilement versé, de la défaite infligée à nos armes, prélude du désastre final ?
Source : Gallica

Procès Bazaine (capitulation de Metz… (1873)

L'honneur d'une armée se symbolise dans les drapeaux. Le devoir d'un général, si la fortune des armes lui devient contraire, est de les soustraire aux humiliations de la défaite. Le maréchal Bazaine a-t-il rempli ce devoir? L'histoire dira que lorsqu'il pouvait détruire les drapeaux de son armée, il les livra à l'ennemi.
Après une lutte acharnée, si les armes deviennent le prix de la victoire de l'ennemi, l'honneur des vainçus est sauf. Mais si une longue inaction a précédé le moment de la capitulation, que peut-il y avoir de plus amer pour une armée que de déposer ses armes ?
Source : Gallica

Procès Bazaine (capitulation de Metz… (1873)

Il fallait se résigner, dit le maréchal dans son mémoire, « parce qu'une tentative de vive force aurait été, dans les circonstances actuelles, un véritable suicide, en offrant à l'ennemi une victoire facile sur une armée épuisée et qui, cependant, n'a jamais été vaincue. C'eût été un crime de sacrifier inutilement des milliers d'existences confiées par la patrie à la responsabilité des chefs éprouvés. »
Source : Gallica

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