Résumé

Le procès du maréchal Bazaine… (1873)

Quelques jours après je vis le colonel Lewal, avec lequel j'avais des rapports assez fréquents, parce qu'il avait été mon aide-de-camp en Italie. C'est un officier d'un grand mérite et très-travailleur. Il vint à causer avec moi des opérations que l'armée avait faites sur la rive droite de la Moselle. « Quel malheur, lui dis-je, que le 26 nous n'ayons pas poussé à fond notre attaque ! — Le malheur est plus grand que vous ne le croyez, » me répondit-il ; et alors il me raconta qu'on savait à Metz, le 26, que le maréchal de Mac-Mahon était en marche pour faire sa jonction avec nous.
Source : Gallica

Le procès du maréchal Bazaine… (1873)

Il me parla de l'absence de cadres et se plaignit de l'inaction du maréchal Bazaine après Gravelotte.
Je lui fis un tableau sincère de la France, je la lui montrai telle qu'elle était, prête à tous les sacrifices. Quand j'eus fini, il se leva et me dit : « Eh bien! nous continuerons la lutte. » Je lui offris le commandement de l'armée de la Loire qui commençait à s'organiser ; mais il me dit, avec ce langage pittoresque qui lui appartient : « J'ai un meilleur coup à faire dans le Nord ; envoyez-moi du côté de Sedan, je serai plus près de Metz. »
Source : Gallica

Le procès du maréchal Bazaine… (1873)

A une question du commissaire du gouvernement sur l'état moral de l'armée, le général Frossard répond que les souffrances physiques du soldat furent grandes, le corps dépérissait chaque jour, mais le moral se soutenait et la discipline resta bonne jusqu'à la fin.
LE MARÉCHAL BAZAINE. — Il ne faut pas oublier que les soldats étaient sous de petites tentes, et que, du 15 septembre aux premiers jours d'octobre, il tomba une pluie diluvienne. Tout le monde sait que le physique a une grande influence sur le moral. A l'armée de Metz nous n'avons jamais manqué de cœur ni les uns ni les autres.
Source : Gallica

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