Résumé

Portrait de Charles Lachaud Charles Lachaud Affaire Bazaine : plaidoirie complète de Me Lachaud… (1873)

Je n'ai pas de ma personnalité l'opinion que le ministère public paraît avoir de la sienne, et quand il attaquera l'avocat, l'avocat se taira; il n'est rien dans le débat, et quand il a fait son devoir, quand il a le témoignage de sa conscience, il lui est à peu près égal de ne pas l'avoir d'autre part.
Cependant, est-il vrai, messieurs, que j'ai fait descendre le débat? Est-il vrai que je n'en ai pas compris les grandeurs? Est-il vrai que j'ai défendu le maréchal comme on défend un accusé vulgaire? Si c'est là un outrage qu'on m'adresse, j'en appelle à vous pour me venger. Ah!
Source : Gallica

Portrait de Charles Lachaud Charles Lachaud Affaire Bazaine : plaidoirie complète de Me Lachaud… (1873)

Hâtez-vous, l'opinion publique vous demande une satisfaction que vous ne pouvez pas lui refuser. Le maréchal Bazaine est innocent, il faut le proclamer bien vite. Insister davantage, ce serait blesser, messieurs, j'oserais presque dire votre honneur ; car, lorsqu'on a suivi ce débat comme vous l'avez fait, quand tout a été vu, quand tout a été compris, quand l'évidence s'est faite, il ne faut plus perdre une minute, il faut que la vérité éclate, il faut que chacun sache que celui qui est devant vous est toujours le grand, le digne maréchal Bazaine, que sa gloire est intacte.
Source : Gallica

Portrait de Charles Lachaud Charles Lachaud Affaire Bazaine : plaidoirie complète de Me Lachaud… (1873)

S'écrier que l'honneur du pays était dans la mort de l'armée, que l'immolation du soldat valait mieux que la capitulation, proclamer souvent en termes animée et éloquents, dans un réquisitoire, que cette hécatombe aurait ajouté à la gloire du soldat français, c'est faire vibrer dans l'âme de la nation de ces sentiments violents qui peuvent égarer quelques-uns ; mais, je le répète, les soldats ne sont pas faits pour être tués, et l'homme qui, chargé du commandement d'une armée, immolerait ainsi des existences chères à la patrie, savez-vous comment je l'appellerais, moi ? Un assassin !
Source : Gallica

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