Émile de La Bédollière

Émile de La Bédollière

Résumé

Portrait de Émile de La Bédollière Émile de La Bédollière Bazaine et la capitulation de Metz (1873)

Dans la pensée du législateur, le général à la tête d'une armée en campagne ne peut et ne doit que combattre. Il n'a pas le droit de traiter avec l'ennemi. Un pareil acte de sa part est une usurpation de pouvoirs, même après l'insuccès de la lutte, il est puni par la loi.
Mais la capitulation devient déshonorante et criminelle si elle a eu pour résultat de faire poser les armes à la troupe, ou si le général en chef l'a consentie sans avoir fait tout ce que prescrivaient le devoir et l'honneur.
Ces dispositions des lois sont applicables au maréchal.
Source : Gallica

Portrait de Émile de La Bédollière Émile de La Bédollière Bazaine et la capitulation de Metz (1873)

On ne saurait évidemment faire un crime à un général de perdre une bataille ; mais quand on voit le maréchal Bazaine ne donner aucun ordre en présence des demandes réitérées et de plus en plus pressantes du maréchal Canrobert et le laisser écraser sans lui porter le moindre secours, comment ne pas lui demander compte de sa coupable inaction et de la défaite infligée à nos armes, prélude du désastre final?
Source : Gallica

Portrait de Émile de La Bédollière Émile de La Bédollière Bazaine et la capitulation de Metz (1873)

« Le maréchal Bazaine voyait juste; il pensait que la capitulation de Metz aurait « ce bon côté » de coucher la patrie sous la botte du Prussien et de mettre fin à la résistance de Paris, de cet insolent Paris, qui consentait à mourir de faim plutôt que de se rendre. Ses prévisions furent justifiées : accablée sous le nombre, l'armée de la Loire succomba; abandonné dans sa solitude héroïque, Paris tomba. Les élans sublimes, les désespoirs sombres, les appels brûlants, furent impuissants à conjurer la mauvaise fortune.
Source : Gallica

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