Résumé

Louis Sacré Histoire de l'invasion, deuxième Empire… (1875)

On est seul, à dix pas du trou creusé pour vous ensevelir dans l'oubli, sans mention de gloire au bulletin de bataille.
L'on sent sur soi, pesante et lourde, la haine d'une nation, et l'on ne peut qu'en appeler à l'amour de la patrie absente.
Tout officier que l'on soit, il ne faut pas affecter du dédain pour ceux qui se dévouent ainsi et qui s'exposent à cette façon désespérante de périr : il faut plus de stoïcisme, de vrai courage, pour succomber ainsi sans faiblir, que pour se lancer dans une mêiée.
Source : Gallica

Louis Sacré Histoire de l'invasion, deuxième Empire… (1875)

C'est abdiquer toute fermeté, manquer à ses plus impérieux devoirs, que se faire tuer quand un combat menace de se transformer en désastre.
Tout officier de cœur doit se raidir contre la fortune adverse et sauver le plus possible de ses soldats; si, vers l'issue de la journée, quand tout est perdu, quand la retraite est opérée, un général incapable se reconnaît inutile au pays, dangereux
même, coupable de la déroute, s'il croit devoir se punir du sang versé en donnant le sien, qu'il cherche l'oubli et le pardon dans l'éternel sommeil, soit !
Source : Gallica

Louis Sacré Histoire de l'invasion, deuxième Empire… (1875)

Ce fut une charge sublime comme celle des cuirassiers de Reichshoffen, et désastreuse comme elle.
Les escadrons furent anéantis sans atteindre l'ennemi, et quelques hommes à peine, quelques chevaux sans cavaliers sortirent de la fournaise qui s'était allumée devant les bataillons prussiens.
Quand la fumée du combat s'éleva et s'évanouit, on vit devant les rangs ennemis des amoncellements de cadavres d'hommes et de chevaux; et le soleil, qui dardait ses rayons ardents sur le champ de bataille, faisait resplendir les cuirasses, se reflétant dans ces miroirs d'acier.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature