Camille Vallaux,
Les campagnes des armées françaises…
(1899)
“ Comme l'Autriche en 1805, la Prusse en 1806 allait payer cher cette folie de jeter ses forces en avant-garde contre un ennemi supérieur en nombre et en organisation militaire. L'armée prussienne, commandée par le vieux Brunswick, Moellendorf et Hohenlohe, tous anciens élèves de Frédéric, accompagnée du roi et de la cour, surexcitée dans ses passions anti-françaises et persuadée qu'elle ne ferait qu'une bouchée de l'armée d'Austerlitz, se mit en marche de l'Elbe vers le Rhin sans plan et sans direction véritable. ”
